Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 11:05

Carra Jean-Louis, né à Pont-de-Veyle le 9 mars 1742. Fils de Claude Carra, commissaire aux droits seigneuriaux, et de Marie-Anne Colas. Elève au collège des Jésuites de Mâcon. Il est arrêté pour vol en 1758 et effectue deux ans d’emprisonnement sans être jugé. A sa libération, il se rend en Moldavie et devient secrétaire de l’hospodar. De retour en France, il ramène une Histoire de la Moldavie et de la Valachie, publiée en 1777. Secrétaire de d’Argenson à Paris en 1768, il rédige en 1770 à Yverdon des articles pour l’Encyclopédie et les suppléments de la Grande encyclopédie. Lalande se vante de l’avoir fait nommer à cette place. Après avoir publié un roman Odazier à La Haye, Le système de la raison à Londres en 1773, un Essai particulier de politique en 1784, contre Lalande dit être écrit contre lui, et un Essai sur la nautique aérienne, contenant l’art de diriger les ballons, il travaille à la Bibliothèque du roi. En 1787, il est l’auteur de Un petit Mot de réponse à M. de Calonne, sur sa Requête au roi, par M. Carra. En 1789, il fait paraître un Avis du tiers état de la Bresse sur la nomination des députés aux Etats généraux. Il fonde avec Mercier, le 3 octobre 1789, les Annales Patriotiques. Cette année 1789 il publie divers opuscules : Le premier coup de Vèpres. Avis à la Chambre des Communes, sur la retraite des privilégiés pour servir de suite à l'orateur des Etats Généraux, à l’imprimerie de Necker, L'Orateur des États généraux pour 1789 suivie de L'Orateur des États généraux. Seconde partie en octobre 1789. Membre de la Société des Amis de la Constitution de Paris. Il publie en 1791 un Discours sur la conspiration d'Outre Rhin et sur les moyens les plus efficaces à employer relativement aux puissances étrangères qui accueillent et soutiennent cette conspiration. Le 6 février 1792 il est lit et est publié par la Société des Amis de la constitution, séante aux Jacobins, à Paris d’un Discours de L. Carra, sur le danger des circonstances présentes et sur le système de corruption employé par la cour, avec des notes et observations. En juillet 1792 il publie J.-L. Carra à ses frères et amis les fédérés des 83 départements, salut (13 juillet l'an IV de la liberté). Le 5 septembre 1792, il est élu à la Convention par la Saône-et-Loire. Il publie alors Correspondance de MM. de Montmorin et de Bertrand, ministres d'État, sur le Comité autrichien. Dénonciations et plaintes rendues par ces deux ministres contre le Sr Carra. Le 9 mars 1793, il est nommé représentant du peuple pour aider la levée dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Représentant du peuple à l’armée du Centre, le 30 avril 1793. Il publie un justificatif, Rapport particulier de Carra, sur la mission des commissaires de la Convention Nationale aux armées réunies du Centre et des Ardennes,  il devient secrétaire de l’Assemblée. Il publie un Discours de J.L. Carra sur le danger des circonstances présentes et sur le système de corruption employé par la cour à la Société des Amis de la Constitution. Il vote la mort du roi, sans appel au peuple et sans sursis. A cette occasion il publie, le 3 janvier 1793, un Discours contre la défense de Louis Capet, dernier roi des Français, après l'avoir lu à la Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité[1]. Il publie alors une Opinion de Carra, sur le jugement de Louis Capet, ci-devant roi. Il publie un Dialogue entre le père Duchêne et Carra sur l'état actuel de la République françoise. Accusé de fédéralisme, il comparait le 3 octobre 1793 devant le tribunal révolutionnaire. Le 26 juin 1793, il publie Réponse de J.L. Carra, député à la Convention à ses calomniateurs. Il publie un Précis de la défense de Carra, député de la Convention contre ses accusateurs. Condamné à mort le 30, il est exécuté le lendemain.



[1] Société des Amis de la liberté et de l'égalité. Discours contre la défense de Louis Capet, dernier roi des Français, par le citoyen Carra,... prononcé à la séance du 3 janvier 1793.

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:00

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 16:36

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:40

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 20:15

La citoyenne Jeanne d’Arc

 

Le mythe de Jeanne d'Arc prend de l'amplitude au moment de la Révolution Française, particulièrement de 1789 à 1794. Son image est comme celui du Christ : un reflet de la bonne citoyenne mais aussi un symbole de la tyrannie monarchique qu’il faut refonder.

Dès le début de la Révolution, l’image de Jeanne d’Arc n’est pas celle d’une citoyenne, mais d’un symbole uniquement royaliste. Les patriotes s’en prennent alors à une statue du XVIe et un tympan portant ses armes du XVe siècle à Donrémy.

Ainsi dès le 21 juin 1791, alors que Louis XVI tente de gagner l’étranger, un projet est présenté au Conseil municipal de Paris qui prévoit de rendre hommage à " l'héroïne française connue sous le nom de Pucelle d'Orléans " à l'occasion du deuxième anniversaire de la prise de la Bastille[1]. Toutefois, son image utilisée comme symbole par la Monarchie n’est pas plus le bienvenu : les révolutionnaires vont détruire son casque, relique de la Sainte, à Orléans, matérialisme de la symbolique royale et non pas le personnage. Ainsi, en août 1792, on propose au conseil municipal d'Orléans de fondre le monument "royaliste" pour en faire des canons. Le conseil s'oppose d'abord à cette proposition en faisant valoir que "le monument de la Pucelle" n'est en rien un symbole de féodalisme et "une offense au peuple français". Au contraire, il est présenté comme un "témoignage glorieux". L'administration départementale passe outre et ordonne la fonte de la statue. Le conseil municipal obtempère mais décide que "pour conserver la mémoire de la Pucelle, un des canons porterait le nom de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans".

Un épisode analogue se produit à Rouen, ville où Jeanne a été suppliciée. En 1793, la fontaine du marché, décorée de son portrait de 1756, est sauvée de la destruction grâce au conseil municipal dont certains membres font valoir qu'après tout elle était une enfant du Tiers-Etat. Toutefois, la "fête de la Pucelle", perpétuée depuis 1432, est supprimée à Orléans en 1793 car ces fêtes ont une connotation fortement royaliste[2].

Toutefois, l’aura de personnage capable de changer le cours des choses se répand et redonne une nouvelle dimension patriotique à Jeanne d’Arc. Elle est évoquée dans des pièces de théâtres dès 1790 et dans des chansons patriotiques à partir de 1792. Elle personnifie la Liberté avec une bannière tricolore et un bonnet phrygien.



[1] Cette proposition n'est pas retenue.

[2] Entre 1790 et 1793, la fête de la Pucelle est liée à la fête de la Fédération.

Par SEHRI-1789-1815 - Publié dans : Histoire sociale et politique
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