Histoire sociale et politique

Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 15:34

Le tribunal criminel

par Brigitte Ladde

Archiviste-adjoint aux A.D. de l'Ain

 

Institution qui rompt avec la tradition de l’Ancien Régime, le tribunal criminel, établi au chef-lieu de département, est l’originel de notre cour d’assises. La procédure, lourde, lente, minutieuse, avec intervention décisive de deux jurys de citoyens tirés au sort, vise à garantir au mieux l’application des principes posés par la Déclaration des droits de l’Homme.

Le juge de paix assure la phase de l’instruction, sur place.

Au chef-lieu de district, un membre du tribunal achève l’instruction et exerce les fonctions de président du jury d’accusation, composé de 8 citoyens, tirés au sort ; ce jury, après avoir entendu les débats, prononce sur le renvoi devant le tribunal criminel.

Au chef-lieu du département siège le tribunal criminel formé de magistrats  :

            - le président et trois juges élus,

            - le ministère public, composé du commissaire du roi chargé de requérir l’application de la loi et de l’accusateur public, chargé de l’accusation ;

            - et d’un jury de jugement de 12 citoyens, tirés au sort.

Les jury, après que toute l’affaire a été examinée, délibère sur la seule culpabilité ; ensuite les magistrats prononcent la peine.

Contre la décision du tribunal criminel seul est possible le recours en cassation.

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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:18

A la fin de l’Ancien Régime, les prisons sont peut nombreuses dans l’Ain, une seule à Bourg, en état moyen vers les Sainte-Claire, une à Belley toute aussi vétuste et les cachots de l’intendance des Dombes à Trévoux et Thoissey.

Avec les mises en détentions massives de l'automne 1793, le manque de place pousse très rapidement les administrations à transformer les couvents et les églises en lieu de détention. A Bourg, on compte plusieurs prisons : les Claristes, le dépôt de mendicité de Bicêtre et le couvent de Brou mais aussi les Ursulines à Bourg comme à Pont-de-Vaux. Avec l’arrêté du département de l’Ain du 28 Septembre 1793, seules les villes de Bourg, Belley et Ambronay sont habilitées à recevoir des détenus. Dès lors des maisons particulières sont aussi requises à cet effet. Dès lors, les moyens de sorties et de communications ne manquent pas. Malgré un arrêté du représentant du peuple Albitte, en ventôse an II, sur la surveillance des prisons, ces dernières restent difficiles à gérer bien qu’un effort d’hygiénisation et de moralisation ait été fait. Si le mois de pluviôse voit un regain d'attention autour des détenus, les mois de ventôse et de germinal marquent un relâchement ; si les détenus ne sortent plus, ils parviennent toujours à faire passer des lettres grâce à la complicité de certains officiers municipaux. Il faut attendre la réaction thermidorienne pour que l’hermétisme des prisons soit complet et la condition de prisonnier durcie. Durant le Directoire, le manque de moyen de l’administration, le manque de motivation de la gendarmerie et l’insuffisance de sécurité des prisons de Bourg, Trévoux et Châtillon-sur-Chalaronne rend ces dernières inopérantes, “pas plus solides et sures” car les brigands qui y sont incarcérés s’en échappent sans grande difficulté.

Jérôme Croyet

docteur en histoire,

président-fondateur de la SEHRI

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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 16:28

Joseph Michel Antoine Servan, né le 3 novembre 1737 à Romans-sur-Isère. Après des études de droit, il est nommé avocat général au Parlement de Grenoble en 1764. Dès 1766, il émet une critique éloquente contre les abus de la législation criminelle de l'Ancien Régime et en réclame la réforme. En 1767, il se rend célèbre en défendant une femme protestante qui, suite à la révocation de l'édit de Nantes, avait été abandonnée par son mari. L'influence des Lumières est déterminante quant à sa pensée. Il rencontre Rousseau en 1768. Critique vis-à-vis des jésuites, soutenu par les Encyclopédistes, ami de Voltaire, il admire la Chine et magnifie l'esprit de famille. Il est l'un des premiers membres de l'Académie Delphinale en 1772, année où le parlement refuse d'accéder à sa requête selon laquelle un cadeau fait par un grand seigneur à une chanteuse puisse être annulée pour immoralité. Face à se refus, il démissionne et se retire. Opposé à l'enseignement du droit en langue latine, il est favorable à l'éducation publique. Très intéressé par la science de l’éducation, dès 1781, puis en 1789, il conçoit l'éducation comme l'école du patriotisme. Élu député aux États Généraux de 1789, il en refuse le mandat pour raisons de sa santé. Par ses écrits et différents projets il participe tout de même au débat concernant la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Correspondant de Rœderer et de Neufchâteau, Servan rencontre en Suisse le pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi. Il soutient l'enseignement du grec ancien et des langues vivantes. En 1792, son frère Joseph Servan de Gerbey est nommé ministre de la Guerre. Il refuse par ailleurs son siège au Corps Législatif en 1807. Il décède le 5 novembre 1807 à Saint-Rémy-de-Provence.

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 16:53

La vie conjugale

 

A la fin du XVIIIe siècle, le foyer est un nouveau mode de vie conjugal dans les pays de l’Ain. Il émerge avec la vision nouvelle de la société basée sur la famille comme noyau social. La vie maritale est avant tout une vie communautaire élargie où les époux ne forme pas le noyau. Au sein de ce noyau formé par la famille au sens large, les tâches sont réparties, ce qui convient alors à un mode de vie agricole et autarcique. Cette vie communautaire admet alors une participation du jeune couple à l’effort général : ils sont logés chez les parents d’un des époux contre un labeur. Cette close est très souvent prévue dans le contrat de mariage. Sous la Révolution, cette tendance à habiter chez les parents tend à s’amenuiser, avec la formation du noyau parental comme noyau familial. En ville, ou du moins dans un monde laborieux extérieur aux champs, cette communion de la famille semble absente dans le monde du commerce et de l’artisanat où un seul décide et où le foyer n’est généralement occupé que par les époux. D'une manière générale, la Révolution change profondément la vie conjugale. En effet, l'autorité paternelle est durement atteinte, d'une manière symbolique avec la décapitation de Louis XVI, le "père" des Français et plus réellement avec la loi du 28 août 1792, qui porte que les majeurs ne sont plus soumis à la puissance paternelle.

Jérôme Croyet

docteur en histoire

président-fondateur de la SEHRI

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 20:15

La citoyenne Jeanne d’Arc

 

Le mythe de Jeanne d'Arc prend de l'amplitude au moment de la Révolution Française, particulièrement de 1789 à 1794. Son image est comme celui du Christ : un reflet de la bonne citoyenne mais aussi un symbole de la tyrannie monarchique qu’il faut refonder.

Dès le début de la Révolution, l’image de Jeanne d’Arc n’est pas celle d’une citoyenne, mais d’un symbole uniquement royaliste. Les patriotes s’en prennent alors à une statue du XVIe et un tympan portant ses armes du XVe siècle à Donrémy.

Ainsi dès le 21 juin 1791, alors que Louis XVI tente de gagner l’étranger, un projet est présenté au Conseil municipal de Paris qui prévoit de rendre hommage à " l'héroïne française connue sous le nom de Pucelle d'Orléans " à l'occasion du deuxième anniversaire de la prise de la Bastille[1]. Toutefois, son image utilisée comme symbole par la Monarchie n’est pas plus le bienvenu : les révolutionnaires vont détruire son casque, relique de la Sainte, à Orléans, matérialisme de la symbolique royale et non pas le personnage. Ainsi, en août 1792, on propose au conseil municipal d'Orléans de fondre le monument "royaliste" pour en faire des canons. Le conseil s'oppose d'abord à cette proposition en faisant valoir que "le monument de la Pucelle" n'est en rien un symbole de féodalisme et "une offense au peuple français". Au contraire, il est présenté comme un "témoignage glorieux". L'administration départementale passe outre et ordonne la fonte de la statue. Le conseil municipal obtempère mais décide que "pour conserver la mémoire de la Pucelle, un des canons porterait le nom de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans".

Un épisode analogue se produit à Rouen, ville où Jeanne a été suppliciée. En 1793, la fontaine du marché, décorée de son portrait de 1756, est sauvée de la destruction grâce au conseil municipal dont certains membres font valoir qu'après tout elle était une enfant du Tiers-Etat. Toutefois, la "fête de la Pucelle", perpétuée depuis 1432, est supprimée à Orléans en 1793 car ces fêtes ont une connotation fortement royaliste[2].

Toutefois, l’aura de personnage capable de changer le cours des choses se répand et redonne une nouvelle dimension patriotique à Jeanne d’Arc. Elle est évoquée dans des pièces de théâtres dès 1790 et dans des chansons patriotiques à partir de 1792. Elle personnifie la Liberté avec une bannière tricolore et un bonnet phrygien.



[1] Cette proposition n'est pas retenue.

[2] Entre 1790 et 1793, la fête de la Pucelle est liée à la fête de la Fédération.

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 16:40

 

Les prisonniers de guerre ennemis dans un département rural français : le cas de l'Ain

par Jérôme Croyet

docteur en histoire, collaborateur au Magazine Napoléon 1er & à la revue Soldats Napoléoniens

président-fondateur de la SEHRI

 

 

 

A partir de la fin du Directoire, l’Ain devient un lieu de détention pour les prisonniers de guerre ennemis : en 1799, il s’agit de polonais et entre 1806 et 1809 d’autrichiens.

Face au nombre accru de prisonniers de guerre ennemis, le 15 juin 1809, le préfet de l’Ain demande aux maires et aux sous-préfets du département leurs besoins en main d’œuvre afin d’établir une répartition des prisonniers autrichiens, que lui envoi le gouvernement, destinés à être employés aux travaux agricoles et aux manufactures du département. Dès le 23 juin, le préfet est averti de l’arrivée successive de 500 prisonniers autrichiens en provenance du dépôt de Mirecourt. Les convois arrivent les 2, 5, 8, 11 et 14 juillet à Bourg. Dès leur arrivée, les prisonniers sont placés chez les cultivateurs qui ont demandés puis d’office dans les plus grosses exploitations. Toutefois cette répartition est drastique : pas plus d’un prisonnier qui ne reste qu’un mois.

Afin de surveiller de près les prisonniers de guerre placés dans le département, dès le 9 août 1799, de très strictes directives sont données au préfet quitte à « punir très sévèrement tous les prisonniers qui chercheraient à…troubler…l’ordre public…et qui manqueraient au respect qu’ils doivent aux personnes et aux propriétés ». En raison de cela, en septembre 1813, le préfet ouvre une enquête sur le prisonnier de guerre Johan Scherotis, accusé, le 10 par Barmont de Miribel, « de viol sur la fille du plaignant âgée de cinq ans ». Malgré une enquête diligentée auprès de la gendarmerie, le maire de Miribel, bien qu’il fasse arrêter l’autrichien, reconnaît, le 19, « que le malheureux accusé est ici publiquement tenu pour victime d’une calomnie dictée par l’intérêt ».

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 19:44

La conspiration de Babeuf dans l’Ain :

Un coup de bluff ?

 

Le 8 prairial an IV, Alban, l’ancien maire de Bourg en l’an II, avec Gay et Bataillard, connus pour leur activisme sans-culotte, sont dénoncés comme membres de la conspiration de Babeuf par l’accusateur du tribunal criminel de l’Ain. D’après ce dernier, ils se feraient le relais des écrits de Babeuf en ville[1] alors qu’en Bresse, l’instituteur Robin, qui est un véritable correspondant de Babeuf, est arrêté pour « prêcher les monstrueuses théories » à Arbigny et Pont-de-Vaux[2]. S’il s’avère que Robin est un véritable correspondant de Babeuf, les doute sur les accusations portées contre les trois burgiens sont plus que douteuses.

En effet, ces accusations tombent au moment où, le 12 prairial an IV, le président du jury de police correctionnelle de l’arrondissement de Bourg est saisie de l’affaire du massacre des sans-culottes de l’Ain du 30 germinal an III et qu’il envoi ses premières enquêtes auprès des juges de paix des cantons de Treffort et de Bourg ville et campagne. Ce jour-là, l’accusateur public du tribunal criminel de l’Ain le charge d’instruire une procédure contre Alban, Gay et Bataillard « et autres prévenus de conspiration »[3].

Le 11 prairial an IV, Alban, dont les papiers sont mis sous scellés, est arrêté alors qu’il envoie deux lettres à l’imprimeur Libois[4] et un marchand de vin, à Paris. Les lettres sont interceptées. Là, sur réquisition de les ouvrir, Alban refuse. Pour ne pas, enfreindre la loi, l’accusateur public les envoi au ministre de la Police Générale le jour-même. Le 13, une ordonnance est rendue mettant en liberté provisoire Pierre Bouvard, cautionné par Charles Perrin, cultivateur au Blanchon et Louis Gavet de Pont d’Ain, alors que d’autres ordonnances envoie François Meunier devant le directeur du jury d’accusation de Lons, ordonnent une visite domiciliaire chez Alban, Gay et Bataillard et une dernière met Pierre Charmette en liberté provisoire sous le cautionnement de Bichat. Mais une série d’événements vont enrober la thèse du complot babouviste dans l’Ain.

Lorsque Reydellet, accompagné d’officiers municipaux et de la force armée veut perquisitionner chez Alban, il trouve la porte close. Au moment de la faire ouvrir par un serrurier, la femme et la mère d’Alban les interpellent, sans savoir qui ils sont, « comme à des assassins ». Lorsque Reydellet annonce qu’il vient perquisitionner, Alban saute dans un jardin, mais est arrêté par la foule avant d’être protégé par la force armée qui le conduit et lui conseille d’obtempérer, pas comme un prisonnier, mais pour sa sureté, ce qu’il accepte.

Ce même jour, 13 prairial, le coutelier Martin Lépine, de Lyon, est arrêté à Pont d’Ain. Il est porteur de deux passeports, un de Lyon et l’autre de Dijon auquel est joint une carte de sureté le domiliciliant dans cette ville. Il est mis en état d’arrestation pour avoir dit « qu’il fuit Lyon et que ce sont les massacres qui le font fuir ». Après des renseignements obtenu par le juge de paix de Pont d’Ain auprès de personnes le connaissant, il est reconnu être « un exclusif des plus enragés »[5]. Dès lors, alors que Pont d’Ain est reconnu pour être « le refuge de quelques gens de cette trempe », où ils sont hébergé par le menuisier Joseph Marie Jannet de Lyon, la chasse aux babouvistes de l’Ain est ouverte mais se révèle bien mince. En effet, le 4 messidor an IV, cinq personnes, arrêtés pour avoir voulu entrer dans les prisons, sont libérées. Delorme, Rollet et Vuitton sont relâchés sous caution. Perrodet est renvoyé au juge de paix du canton de Bourg campagne et Caninet et Gachy sont arrêtés, conduits en prison et déférés devant le tribunal criminel. L’affaire est montée en épingle par le Courrier Républicain, le 16 prairial an IV, qu’Alban, Gay et Bataillard ont formé un rassemblement en ville le 7 prairial.

Bien qu’à Arbigny, le 4 prairial an IV et à Pont-de-Vaux le 4 fructidor an IV, l’instituteur Robin dit publiquement, lors de rassemblement qu’il a provoqué, « que l’on avait guillotiné les riches, les nobles, les procureurs et avocats qui pillaient le peuple, mais qu’il y en avait encore à guillotiner…que les sans-culottes triompheraient, et qu’il fallait se méfier de ceux qui mangeaient des poulets gras…que les terroristes, buveurs de sang et jacobins étaient ses amis»[6] ; c’est une curé sur les anciens terroristes burgiens. Le 11 et 12 prairial, Reydellet aîné, ancien membre de la société des sans-culottes de Bourg, instruit l’affaire mais en prenant soin des prévenus, ce qui lui vaut le 8 fructidor an IV, qu’Alban et sa famille lui écrivent à pour le remercier des procédés honnêtes et des précautions de sécurités prises à son égard.

Le 5e jour complémentaire de l’an IV, le ministre de la justice reproche à l’ancien président du jury de police correctionnel de l’arrondissement de Bourg, d’avoir retenu Alban, avec des fers, alors qu’il n’y avait aucun mandat contre lui. Le 7 vendémiaire an V, le nouveau président du jury de police correctionnel de l’arrondissement de Bourg, s’insurge de cette accusation et annonce au ministre qu’on l’a trompé. Le 11 vendémiaire, il fait passer le mandat d’arrêt lancé contre Alban le 10 prairial par l’accusateur public, afin de prouver le bien fondé de l’action de justice de son prédécésseur. Après des auditions, le 16 frimaire, Alban est renvoyé devant la Haute Cour de justice. Gay s’étant enfui.

Le 7 nivôse, le jury spécial porte qu’il y a lieu d’accusation contre Alban et Gayet ordonne leur arrestations mais qu’il n’y a pas accusation contre Bonnet, Reverdy, Carrier, Bremenal, Nallet et Deschamps qui sont mis en liberté. Traduit devant la Haute Cour de Justice de Vendôme, Alban est acquitté. Le complot babouviste de l’Ain ne s’avère n’être qu’une baudruche et n'est qu'un effet d'annonce.

Jérôme Croyet

docteur en histoire

président-fondateur de la SEHRI



[1] Des affiches signées patriotes de 89 et éditées par le Club du Panthéon sont placardées à Bourg durant l’automne 1795.

[2] Il est jugé et condamné à mort le 14 brumaire an V. Il se pourvoit en cassation le 16 suivant. Il est guillotiné à Bourg le 11 ventôse an V.

[3] Registre de correspondance du président du jury de police correctionnel de l’arrondissement de Bourg. A.D. Ain 17L 8.

[4] « Mis en arrestation comme ayant trempé dans la conspiration de Babeuf ». Registre de correspondance de l’officier du jury de police correctionnel de l’arrondissement de Bourg. A.D. Ain 17L 8.

[5] Registre de correspondance du président du jury de police correctionnel de l’arrondissement de Bourg. A.D. Ain 17L 8.

[6] Discours publics de Robin les 4 prairial et 4 fructidor an IV à Arbigny et Pont-de-Vaux. Cité par SCHIAPPA (Jean-Marc) : Graccus babeuf avec les égaux. Les éditions ouvrières 1991.

Par SEHRI-1789-1815 - Publié dans : Histoire sociale et politique
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 20:10
Alors que la République naissante tente d'établir les notions de Liberté et de Fraternité par l'activisme politique, la Bourgogne et Dijon en particulier, s'illustre dans l'égalitarisme puis que la ville de Dijon est la seule, à posséder une société populaire composée que de femmes alors qu'il est un des départements les moins florissant dans l'activisme sociétéaire. c'est en 1792 qu'ouvre, ce club de femmes : Club des Amies de la Constitution qui devient la Société des Amies de la République.
De leurs côtés les jacobins de Paris n'est ouvert qu'aux hommes.
Toutefois cette société des femmes de Dijon doit fermer ses portes après l'interdiction faites aux révolutionnaires-res d'adhérer à des clubs en octobre 1793.
Jérôme Croyet
président-fondateur de la SEHRI
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